Est-ce que toi aussi tu as toujours eu peur de déranger ?
Mymoi
2/11/20263 min read


Il y a une question qui m’a longtemps hantée.
Pourquoi est-ce que je m’excuse tout le temps d’exister ?
Je m’excuse quand je pose une question.
Je m’excuse quand je demande de l’aide.
Je m’excuse quand je ressens une émotion un peu trop forte.
Je m’excuse même quand j’ai mal.
Comme si ma présence était un poids. Comme si mes besoins dérangeaient.
Et peut-être que toi aussi… tu connais cette sensation.
Cette boule dans la gorge
Toi et moi on sait que cette peur de déranger, ce n’est pas juste une pensée. C’est une sensation.
Une boule dans la gorge quand je veux parler. Mon cœur qui bat trop vite avant d’envoyer un message.
Une hésitation interminable avant de dire “non”.
Quand on est une femme timide et introvertie, on ressent tout intensément.
On capte les silences.
Les soupirs.
Les changements de ton.
Alors on essaye d'anticiper.
On évite.
On se retient.
Parce qu’on ne veut pas être “de trop”.
Je me suis effacée pour être aimée
Avec le temps, j’ai compris quelque chose de douloureux.
Je pensais que pour être aimée, il fallait être facile.
Pas compliquée.
Pas exigeante.
Pas envahissante.
Alors j’ai appris à réduire mes besoins.
En amour, je ne disais pas quand quelque chose me blessait.
Au travail, je ne réclamais pas ce que je méritais.
Dans ma famille, je minimisais mes douleurs.
Je me disais toujours :
“Ce n’est pas si grave.”
“D’autres ont pire.”
“Ne fais pas d’histoires.”
Mais à force de me taire…
Je me suis perdue.
La peur du rejet
Pour être honnête avec toi, ma peur de déranger cache autre chose.
Elle caché ma peur insoutenable d'être rejetée.
Parce que si j’exprime mes besoins…
Et qu’on me trouve trop ?
Et qu’on s’éloigne ?
Et qu’on m’abandonne ?
Moi tous ce que je voulais c'était réussir, aimer, construire…
Alors j'ai souvent choisit la sécurité :
Me taire pour garder l’amour.
Me taire pour éviter le conflit.
Me taire pour rester acceptée.
Sauf qu’en faisant ça… c'est moi que j'ai rejettée.
Déranger n’est pas blesser
Il m’en a fallu du temps pour comprendre :
Qu'exprimer mes besoin, ce n’est pas attaquer.
Dire non, ce n’est pas blesser.
Prendre ma place, ce n’est pas voler celle des autres.
Déranger, ce serait imposer. Mais exister, ce n’est pas imposer.
Quand je dis calmement :
“Ça ne me convient pas.”
“J’ai besoin de repos.”
“Je préfére plutôt”
Je ne dérange pas. Je me respecte.
Et les personnes qui m’aiment vraiment ne partent pas parce que je deviens plus claire. Au contraire.
Apprendre à s’autoriser
La solution que j'ai trouvée n’a pas été de devenir extravertie. Même si j'ai bien essayée.
La solution a été intérieure.
J’ai commencé à me poser cette question : Si je ne me protège pas moi-même, qui le fera ?
Alors j’ai fait de petits pas :
Dire “je préfère…” au lieu de “comme tu veux”
Exprimer une limite sans m’excuser dix fois
Demander de l’aide quand la douleur était trop forte
Assumer mes ambitions sans les minimiser
Ce n’était pas spectaculaire, je sais. Mais c’était un début.
Tu as le droit d’exister pleinement
Alors toi aussi, rappelle toi :
Ta sensibilité n’est pas un défaut. Ta discrétion n’est pas une faiblesse. Ta peur ne définit pas ta valeur.
Tu n’es pas trop.
Tu n’es pas envahissante.
Tu n’es pas un poids.
Tu es une femme profonde.
Une femme ambitieuse.
Une femme qui apprend.
Et plus tu t’autoriseras à exister…
Plus tu attireras des relations où tu n’auras plus besoin de te faire petite.
Alors aujourd’hui, je veux te poser une question sincère :
Dans quelle situation as-tu récemment eu peur de déranger ?
Écris-le-moi en commentaire.
Je veux que cet espace soit celui où, ensemble, on apprend à parler sans trembler… et à prendre notre place sans culpabilité.
Juste mymoi
Etre introvertie, n'empêche ni l'ambition, ni l'amour, ni d'être soi.
Contact
Newsletter
contact@justemymoi.com
© 2024. All rights reserved.